Information
Le vol des chauves-souris la nuit
Le vol des chauves-souris la nuit
Cambodge, en cours

(In the making)

Le vol des chauves-souris la nuit est un essai photographique sur la fragilité de la mémoire. Il naît d’un retour au Cambodge, plusieurs décennies après le génocide.

A partir de planches-contact réalisées lors d’une mission en 1989, je recherche des lieux symboliques, tentant de faire surgir des émotions qui appartiennent au passé. Les images me guident, mais ma mémoire vacille : elle hésite, oublie, reconstruit.

Progressivement, cette recherche dépasse mon expérience personnelle. Elle entre en résonance avec une histoire plus vaste, marquée par l’absence et l’effacement causés par un génocide aujourd’hui silencieux.

Beaucoup d’images ont disparu. Certaines n’ont jamais été prises. Les archives pourraient être un contre-poids à ces manques, si elles existaient encore. Or ici, parler des humains revient à montrer leur absence : des lieux vides, des traces, des espaces marqués par une violence qui échappe au regard, comme des images qui se consument lentement. Les déchirures familiales affleurent.

Peu à peu, je réalise que l’absence n’est pas seulement un manque. Elle devient une manière de voir. Je photographie ce qui demeure hors champ. J’imagine ce qui ne peut plus être montré.

Ce travail interroge ce que l’image peut encore révéler lorsque tout a disparu et comment, parfois, elle rend l’absence plus présente encore.

Cambodge, en cours

(In the making)

Le vol des chauves-souris la nuit est un essai photographique sur la fragilité de la mémoire. Il naît d’un retour au Cambodge, plusieurs décennies après le génocide.

A partir de planches-contact réalisées lors d’une mission en 1989, je recherche des lieux symboliques, tentant de faire surgir des émotions qui appartiennent au passé. Les images me guident, mais ma mémoire vacille : elle hésite, oublie, reconstruit.

Progressivement, cette recherche dépasse mon expérience personnelle. Elle entre en résonance avec une histoire plus vaste, marquée par l’absence et l’effacement causés par un génocide aujourd’hui silencieux.

Beaucoup d’images ont disparu. Certaines n’ont jamais été prises. Les archives pourraient être un contre-poids à ces manques, si elles existaient encore. Or ici, parler des humains revient à montrer leur absence : des lieux vides, des traces, des espaces marqués par une violence qui échappe au regard, comme des images qui se consument lentement. Les déchirures familiales affleurent.

Peu à peu, je réalise que l’absence n’est pas seulement un manque. Elle devient une manière de voir. Je photographie ce qui demeure hors champ. J’imagine ce qui ne peut plus être montré.

Ce travail interroge ce que l’image peut encore révéler lorsque tout a disparu et comment, parfois, elle rend l’absence plus présente encore.

Top